Circulaire 11 novembre:stop à la propagande guerrière à l’école!

Des conditions de travail dégradées
Les personnels de l’Éducation Nationale effectuent une rentrée scolaire dans des conditions intenables, comme en témoignent les fermetures de classes, les sureffectifs, l’enseignement spécialisé sacrifié. La situation est aggravée dans notre académie par l’impact délétère du piratage informatique subi fin juillet qui pénalise gravement tous les acteurs du monde de l’éducation : les personnels – privés de leurs outils de travail – , les élèves et leurs familles.

La priorité du gouvernement : glorifier les combats militaires !
Pourtant le gouvernement semble avoir d’autres priorités. Le ministère annonce à la rentrée l’instauration d’« une cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les morts pour la France » dans chaque établissement du 1er et 2nd Degré. L’École aurait pour « mission de permettre aux élèves de devenir des citoyens conscients de partager une destinée commune » alors même que le contexte international est marqué par les conflits (guerre en Ukraine, génocide en Palestine, conflits au Moyen-Orient, …). La circulaire du ministre Geffray nous indique que les personnels devront être mobilisés pour mener ce projet à l’échelle des établissements, avec la possibilité d’interventions de réservistes opérationnels, d’élus locaux ou d’associations du monde combattant.
Rappelons que les discours présidentiels et militaires officiels nous ont récemment affirmé qu’il fallait être prêts à « accepter le risque de perdre ses enfants et de souffrir économiquement » alors qu’un guide officiel affichait sans frémir la volonté d’« acculturer les jeunes à la défense ».
Nous exigeons des moyens pour l’école, pas pour la guerre !
La FNEC FP FO 72 rappelle que les enseignants ont la mission d’enseigner dans le respect de leur liberté
pédagogique et non de participer à la militarisation et à l’embrigadement de la jeunesse, qui se décline déjà par la multiplication des classes défense, des partenariats entre l’Éducation nationale et l’armée et le Service National Volontaire poussant les jeunes vers l’armée alors que des milliers de bacheliers sont rejetés, sans formation, par Parcoursup.. .
L’École a pour mission d’instruire la jeunesse afin de former des esprits libres et critiques, et non d’imposer un endoctrinement patriotique fondé sur une mémoire officielle belliqueuse. Si l’institution désire que les élèves acquièrent une « culture commune » historique, littéraire, scientifique et artistique, le gouvernement doit d’abord annuler les 4 000 suppressions de postes et créer tous ceux qui sont nécessaires pour que les personnels de l’éducation puissent faire leur travail dans des conditions dignes.
Nous dénonçons l’État français qui, en 2026, dépense plus pour la guerre que pour l’éducation avec 68,4 milliards d’euros consacrés au ministère de la défense et 64,5 milliards pour le ministère de l’éducation. La dernière loi de programmation militaire prévoit en effet une hausse considérable du budget de l’armée au détriment de l’éducation, de la santé et des principaux services publics.
Non à l’embrigadement de la jeunesse !
Cette nouvelle mesure du gouvernement s’inscrit à nouveau dans une logique d’embrigadement que nous dénonçons ! La date du 11 novembre rappelle aux jeunes générations les horreurs de la guerre contre laquelle nous les encouragerons toujours à se battre.
C’est pourquoi la FNEC-FO-FP 72 (SNUDI-FO 72, SNFOLC 72, FO-ESR 72, ID-FO 72) appelle les
personnels à se réunir et à discuter dans les établissements de la méthode à choisir pour s’opposer à ce
nouveau dispositif.
Nous appelons au rassemblement antimilitariste qui aura lieu mercredi 11 novembre à 14h
devant le monument pour la paix à Allonnes.

→ Prises de positions, motions, rassemblements, c’est maintenant qu’il faut agir pour s’opposer à
cette circulaire « 11 novembre » et refuser de partager une prétendue « destinée commune » avec les
fauteurs de guerre et les marchands de canons (dont les profits ont explosé…).