Communiqué de la FNEC FP FO sur la refondation de la santé scolaire

En 2025, le Président Macron avait fait de la santé mentale sa priorité. En mai 2025 se sont tenues les assises de la santé scolaire. Notre fédération a rencontré le ministre Geffray en décembre . Les contre réformes sont en marche.

Reçue le 8 décembre par les conseillers du Ministre GEFFRAY, notre fédération a pu constater une
nouvelle fois que la mise en oeuvre des mesures issues des assises s’effectuait alors même que le cadre
national annoncé par le ministère lui-même n’est pas encore adopté ! Ainsi :
➢ Des académies ont autorisé officiellement l’établissement de PAP sans visa du médecin scolaire
contrairement au décret le rendant obligatoire
➢ Des académies ont déjà mis en oeuvre le pôle départemental bien être santé et protection de
l’enfance et commencé en son sein à établir feuilles de route et conventions sans même attendre la
nouvelle circulaire de politique éducative sociale et de santé.
➢ Le recrutement des Conseillers techniques référent en santé mentale a commencé dans les
départements depuis l’été 2025. Ce qui est constaté c’est la diversité des modalités de recrutement :
o Parfois il s‘agit de titulaires, parfois de contractuels
o Parfois il s‘agit de Psy EN, parfois de psychologues hors EN, parfois de personnels non diplômés
en psychologie comme dans les Pyrénées Atlantiques où c’est l’adjointe au maire de Pau, sans
aucun diplôme en psychologie, qui a été nommée à ce poste !
o La variété des fiches de postes de cette nouvelle fonction : parfois le Conseiller Technique est
sous l’autorité du DASEN, parfois sous l’autorité de la CT Infirmière. Parmi les tâches qui lui sont
dévolues nous trouvons « l’animation du réseau des PsyEN EDA EDO sur le sujet de la santé
mentale (…) En collaboration étroite avec les autres CT, développement et consolidation des
partenariats avec les structures extérieures à l’éducation nationale (…) Participation aux
initiatives mises en place dans le cadre de gestion des situations de crise, en particulier les
cellules d’écoute ». Donc des missions qui d’une part dépassent largement la question de la santé
mentale et qui d ‘autre part interfèrent avec les missions confiées aux directeurs de CIO, aux IEN
et IEN IO.
Force est de constater que les raisons mises en avant par notre fédération pour expliquer notre boycott
des « Assises » sont hélas pleinement renforcées par les constats du terrain : les pôles départementaux
sont l’outil de remise en cause, in fine, de nos statuts et missions dans le cadre national.
Le ministère continue d’organiser des groupes de travail chargés de penser le contenu des nouvelles
dispositions. Notre fédération a décidé de ne pas y participer dans la mesure où ces groupes de travail
ne constituent pas des lieux de négociation basées sur les revendications des personnels mais se révèlent
être uniquement une instance de mise en oeuvre de la réforme.
Pire, le ministère a choisi les organisations syndicales pour présenter sa dernière mouture relative au
projet de nouvelle circulaire de la politique éducative sociale et santé ! Contrairement aux règles de
représentativité qu’il a lui-même fixés, le ministère a choisi de rencontrer uniquement les syndicats dits
majoritaires et non ceux dits représentatifs : un déni de démocratie inacceptable.